De l’Europe à Gladstone : Mon périple vers l’Australie
Il y a un peu moins de six mois, j’arrivais à Gladstone, une petite ville industrielle du Queensland, en Australie. J’avais choisi cette destination parce qu’une amie y vivait et m’avait proposé de m’héberger pour mes premières semaines. Gladstone n’est pas ce qu’on pourrait appeler une ville palpitante : les activités se résument principalement à la pêche, les balades le long du port, les sorties au bowling ou en boîte de nuit. Les débuts ont été difficiles, mais avoir un cercle d’amis sur place a rendu mon séjour beaucoup plus agréable.

Travailler à Gladstone : Mon expérience dans la restauration
Dès mon deuxième jour à Gladstone, j’ai trouvé un emploi grâce à mon expérience dans l’hôtellerie-restauration et à mon bon niveau d’anglais. Mon premier poste était dans un restaurant italien où je m’occupais du service et de la préparation des cafés. Cependant, l’ambiance laissait à désirer : le patron avait un comportement étrange et faisait souvent des blagues déplacées. De plus, mon salaire, payé en liquide, était en dessous du minimum légal.
Après cette première expérience, j’ai décroché un poste chez Ward’s Brewery, une brasserie artisanale locale. Je travaillais au bar, prenait les commandes et servait les clients. Ce travail m’a beaucoup plu, mais les horaires étaient trop courts : certaines journées, je ne faisais que deux ou trois heures. Et pour pouvoir demander un second visa en Australie, je devais accumuler un certain nombre d’heures de travail sur l’année.
Cumuler les emplois : Entre Ward’s Brewery et Dicey’s
Finalement, j’avais obtenu un poste chez Dicey’s, où j’ai travaillé pendant plus de cinq mois. Mon rôle principal était de servir au bar, mais je prenais également des commandes pour le restaurant et m’occupais du service en salle si nécessaire. Au début, je ne faisais que quelques shifts par semaine, ce qui m’avait poussée à garder mon poste à Ward’s Brewery. Avec le temps, Dicey’s m’a accordé de plus en plus d’heures, au fur et à mesure qu’ils me faisaient davantage confiance.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Travailler dans la construction : Un défi pour mon visa
En parallèle, je cherchais un emploi dans la construction, le secteur le mieux rémunéré en Australie. J’ai finalement trouvé un poste comme ouvrière sur un chantier de rénovation de bateaux au port de Gladstone. Mes tâches consistaient à poncer et peindre de grands bateaux. Bien que le travail soit extrêmement physique, surtout avec la chaleur, je l’ai beaucoup apprécié. J’étais la seule femme de l’équipe et j’ai dû faire mes preuves auprès des ouvriers australiens.
Pendant deux mois, j’ai jonglé entre deux emplois : 38 heures par semaine dans la construction et 20 à 30 heures chez Dicey’s. Ces semaines intenses commençaient parfois dès 6 heures du matin, après une fermeture tardive au bar la veille. Malgré la fatigue, j’ai réussi à économiser une belle somme : environ 17 000 € (soit environ 29 000 AUD ou 18 000 USD).



Bilan de mon aventure australienne : Et après ?
Récemment, j’ai arrêté de travailler dans la construction pour des raisons de sécurité et je me concentre désormais sur ma prochaine grande aventure : un pèlerinage au Japon. Je m’apprête à parcourir 1 200 km à pied à travers le pays, avec seulement mon sac à dos et une tente.
Si vous voulez suivre mes aventures, découvrir mes voyages passés ou poser des questions sur l’Australie, rendez-vous sur mon compte Instagram : @advicefromtheworld.
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